
Mon cotonnier va mourir. C'est peut être faute de ne pas être une habituée de "Silence, ça pousse !" sur France 5.
Mon cotonnier va mourir. N'importe quel Américain moyen dirait "Oh please God, save my cotton plant !", n'importe quel Américain moyen prierait pour son cotonnier.
"Oh dite donc qu'est ce qu'elle est mauvaise langue cette petite" Blah blah blah nianianiania lalalala.
J'ai quand même mis une majuscule à Américain. Mais je sais pas si y en a. La règle des majuscules aux nationalités dans la langue française c'est la même que dans la langue espagnole, le problème c'est que j'en connais aucune des deux. Et puis j'ai pas tellement envie d'aller farfouiller dans la langue d'un espagnol pour savoir si oui ou non, on met une majuscule a Americano, puisque je vous dis que je m'en contrebalance l'orange Andalouse.
Eh tabarnacle, mon purée de cotonnier va décéder incessamment sous peu. Il est rouge telle une écrevisse un peu orange et verte. Il est tout rabougri. Il est tout frêle comme Ray Lamontagne, sans la barbe.
Oui je sais, le coton n'est pas censé pousser dans nos contrées béarnaises, mais il s'est encore jamais fait écrasé par une vache, ni piégé entre deux pieds de maïs.
C'est juste que j'ai jamais appris a les élever ces cotons, j'arrive pas à saisir leurs besoins quotidiens, bien que j'ai étudié la photosynthèse en long et en large l'année dernière.
La vie, et la survie d'un cotonnier m'échappe totalement.
Bref, mon Gossypium Herbaceum va sûrement bientôt disparaître de ce monde, les tournesols ne tournent plus, je n'ai aucun moyen d'aller à l'Océan alors que j'en meurs d'envie, et, à Toulouse je vais devoir dormir dans le petit studio jusqu'à que mon appart' sous les toits ait acquis sa nouvelle cuisine. Je me plain, je me plain, mais je suis pas la plus mal lotie, pour l'instant. J'ai juste peur.
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